Hommage à Françoise Berthod

Françoise est née le 21 mai 1960, à Oran, en Algérie. A l’âge de deux ans, elle est venue en France métropolitaine, d’abord dans le sud, à Aubagne dont elle a toujours apprécié la chaleur des paysages ensoleillés, puis en Ile-de -France, à Palaiseau et enfin à Massy. Françoise était brillante dans ses études.

 

Sa mère alors institutrice, l’a très vite intéressée à la danse, puis à la musique étant elle-même musicienne. Le piano a été pour Françoise une véritable passion dont elle a failli faire sa profession. Elle a eu la chance de travailler avec la concertiste de renommée internationale Cécile Ousset. Ses études pianistiques ont été couronnées de récompenses. Elle a joué pendant plus de 15 ans avec l’ensemble Syrinx, un répertoire de quatuors de musique de la Renaissance. Un pur moment de bonheur, entre l’insouciance de l’enfance et l’émerveillement de la jeunesse! Aussi, et parallèlement à ses études scolaires, elle a fait ses premiers essais en écriture. Ses textes, montés à la scène, dont le plus caractéristique sans doute pour elle est « Le petit Moi est un grand Tout » est une œuvre inspirée de la mythologie grecque antique. C’est à cette époque qu’elle fit vraiment le choix de s’adonner à la culture gréco-latine, de voyager en Grèce et en Grande Grèce.

Ses études amènent Françoise jusqu’à l’Agrégation de Lettres classiques en 1994, ayant déjà obtenu, outre le Capes, un Diplôme d’Etudes approfondies en ethnomusicologie. Si la musique était centrale dans l’éducation de Françoise, les multiples colonies musicales en qualité d’étudiante mais aussi de professeur, très jeune, lui ont permis d’envisager l’enseignement comme une qualité de vie, un partage des savoirs et un surpassement des apprentissages par le plaisir et la joie.

 

Elle intègre le Lycée Saint-Aspais de Fontainebleau en 2010. Elle poursuit son travail pédagogique dans une dynamique exceptionnelle, de visites de musées, de concerts, de théâtres, de voyages en Grèce ou en Italie et toujours en concertation avec ses collègues. En recherche pour un mieux-être, un mieux vivre, elle s’intéresse aux bienfaits de la lecture sur les êtres, et se découvre des talents de bibliothérapeute, conseillant à tous, amis, famille, élèves, collègues, les bonnes lectures pour soigner leurs maux. Cette entreprise la conduit à l’Institut Supérieur de Pédagogie qui lui ouvre des horizons sur l’enseignement et les neurosciences. Son travail sur l’importance de l’analogie pour une meilleure compréhension du monde est remarqué. La technique de l’oral devient son cheval de bataille, et formatrice, elle dispense au sein de l’institut supérieur de l’enseignement catholique et au sein de l’ISFEC AFAREC IdF, son savoir et partage son expérience sur les techniques engageant l’oralité. Sans compter son temps, avec un cerveau toujours en ébullition, toujours prête à épauler, elle vit pleinement son travail enthousiasmant.

On se rappellera de Françoise comme d’un être vrai, doux, rêveur, artiste, à l’écoute, cultivé, sérieux, travailleur, rieur aussi, enjoué, heureux d’échanger et de faire plaisir, soutien de famille.

Puisse-t-elle reposer en paix.